Courtier en électricité

60 cabinets de courtage en énergie référencés interviennent sur les contrats d'électricité. Annuaire mis à jour en octobre 2026.

En bref

Un courtier en électricité consulte plusieurs fournisseurs pour le compte d’une entreprise et l’aide à choisir un contrat. Il agit sur le prix de l’énergie, la formule de prix et la durée d’engagement. Le tarif d’acheminement et les taxes, fixés par les pouvoirs publics, sont les mêmes quel que soit le fournisseur retenu.

Cabinets de courtage en électricité

Ce que fait un courtier sur un contrat d’électricité

Le courtier n’est pas un fournisseur. Les fournisseurs achètent l’électricité aux producteurs et la revendent aux consommateurs ; le courtier se place entre eux et l’entreprise. Il réunit les données des sites, consulte plusieurs fournisseurs, présente leurs réponses sous une forme comparable et accompagne la signature. Beaucoup de cabinets suivent ensuite le contrat : contrôle des factures, alerte avant l’échéance, nouvelle consultation.

Les cabinets listés sur cette page sont ceux dont la fiche indique une intervention sur les contrats d’électricité. Presque tous traitent aussi le gaz : si votre entreprise consomme les deux énergies, la page courtier en gaz explique ce qui diffère d’un marché à l’autre.

Ce qui ne se négocie pas : l’acheminement et les taxes

Une facture d’électricité additionne trois ensembles, et un seul dépend du fournisseur.

L’acheminement rémunère les gestionnaires de réseau. Son tarif, le TURPE, fait partie des coûts d’accès aux réseaux fixés par la Commission de régulation de l’énergie. Enedis précise qu’il comprend une part fixe, liée notamment à la puissance souscrite, et une part variable, liée à la consommation, et que la version en vigueur, dite TURPE 7, s’applique depuis l’été 2025. Aucun fournisseur ne peut proposer un acheminement moins cher qu’un autre.

Les taxes sont elles aussi communes à toutes les offres. La Commission de régulation de l’énergie rappelle que la contribution tarifaire d’acheminement et l’accise sur l’électricité s’appliquent de la même façon aux tarifs réglementés et aux offres de marché, avant une TVA de 20 %.

Il reste une marge d’action sur ces deux postes, mais elle ne relève pas de la négociation. Une puissance souscrite trop élevée alourdit la part fixe de l’acheminement. Et certaines activités ont droit à un tarif réduit d’accise, à condition de l’attester auprès du fournisseur lors de la conclusion du contrat. Un courtier qui propose une optimisation de la fiscalité énergétique vérifie ces points ; ce service figure sur les fiches des cabinets qui le déclarent.

Ce qui se négocie : le prix de l’énergie et sa formule

La part restante couvre l’approvisionnement, les coûts commerciaux et la marge du fournisseur. C’est sur elle que porte la mise en concurrence, et le choix le plus structurant est celui de la formule de prix.

Avec un prix fixe, le prix est figé pendant une durée déterminée par le contrat : un an, deux ans ou trois ans. Le médiateur national de l’énergie précise que, dans la plupart de ces offres, l’engagement ne porte que sur le prix du kilowattheure : l’abonnement et les taxes peuvent évoluer. Avec un prix indexé, le prix suit une référence choisie à la signature, à la hausse comme à la baisse.

Le rôle du courtier est de ramener les offres à une base commune : même périmètre de prix, mêmes volumes, même durée. Deux propositions qui affichent un prix proche peuvent différer par ce qu’elles incluent, par la tolérance sur les volumes consommés ou par les frais dus en cas de sortie anticipée.

La puissance souscrite change la façon d’acheter

Le seuil de 36 kVA sépare deux situations. Jusqu’à cette puissance, les offres suivent des grilles publiques et la comparaison peut se faire sans intermédiaire. Les petits professionnels y sont en principe exonérés de frais de résiliation, sauf pour un contrat à prix fixe et à durée déterminée.

Au-delà, le contrat engage sur une durée et peut prévoir des frais de résiliation anticipée. Dans les deux cas, les très petites entreprises ont accès au tarif réglementé, qui leur sert de point de comparaison. Lorsque la consommation est élevée ou que l’entreprise compte plusieurs sites, les fournisseurs établissent des offres sur mesure qu’il faut solliciter une à une. C’est dans ce cas que la consultation organisée par un courtier remplace le plus de travail interne.

Depuis 2026, le moment de l’achat compte davantage

Jusqu’à fin 2025, une partie de l’électricité vendue par les fournisseurs provenait d’un accès à prix régulé à la production nucléaire. Ce dispositif a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis, selon la Commission de régulation de l’énergie, les prix de gros constituent la référence de la part énergie des factures. Le régulateur présente le versement nucléaire universel comme un mécanisme de protection du consommateur en cas de forte hausse de ces prix.

Pour une entreprise, le prix obtenu dépend donc du jour où il est fixé. Attendre les dernières semaines du contrat revient à subir le marché du moment. Une consultation préparée à l’avance laisse le choix de la date, voire la possibilité de fixer le prix en plusieurs fois quand le fournisseur le permet.

Avant de confier un mandat

Trois questions suffisent à situer un cabinet. Qui le rémunère : le fournisseur retenu, l’entreprise, ou les deux ? Quels fournisseurs consulte-t-il, et la liste est-elle publique ? Que couvre le suivi après la signature ? Les fiches de l’annuaire reprennent ces éléments lorsque le cabinet les publie.

Pour élargir la recherche au-delà de l’électricité, consultez la liste complète des courtiers en énergie.

Questions fréquentes

Un courtier en électricité peut-il faire baisser toute la facture ?

Non. Le courtier agit sur la part que le fournisseur fixe librement : le prix de l’énergie, sa formule et les conditions du contrat. L’accès au réseau est facturé selon un tarif fixé par la Commission de régulation de l’énergie, et les taxes s’appliquent de la même façon à toutes les offres. Certains cabinets vérifient en plus que la puissance souscrite et le régime de taxe correspondent à l’activité du site.

Faut-il un courtier pour un compteur de 36 kVA ou moins ?

Ce n’est pas indispensable. À cette puissance, les offres se comparent sur des grilles publiques, et les petits professionnels sont en principe exonérés de frais de résiliation, sauf pour un contrat à prix fixe et à durée déterminée. Un courtier devient utile quand l’entreprise réunit plusieurs petits sites ou n’a pas le temps de suivre ses échéances. La page consacrée aux courtiers pour TPE et PME détaille ce cas.

Changer de fournisseur d'électricité modifie-t-il le raccordement ?

Non. Le fournisseur vend l’électricité, gère le contrat et envoie les factures. Le réseau reste exploité par le gestionnaire de distribution, Enedis sur la plus grande partie du territoire, dont le rôle est d’acheminer l’électricité jusqu’aux consommateurs. Le compteur et la qualité de l’alimentation ne dépendent pas du fournisseur choisi.

Qu'a changé la fin de l'ARENH pour les entreprises ?

Le dispositif qui donnait aux fournisseurs un accès à prix régulé à une part de l’électricité nucléaire a pris fin le 31 décembre 2025. La Commission de régulation de l’énergie a indiqué que les prix de gros deviennent la référence de la part énergie des contrats. Le moment où le prix est fixé pèse donc davantage qu’auparavant.

Le métier de courtier en électricité est-il réglementé ?

Pas par un texte propre à l’énergie. En février 2025, le médiateur national de l’énergie a relevé l’absence de réglementation précise sur le courtage en énergie et proposé une définition légale, des obligations de transparence et une immatriculation des courtiers. En attendant, demandez par écrit au cabinet qui le rémunère et quels fournisseurs il consulte.