Courtier en énergie pour les copropriétés

28 cabinets de courtage en énergie référencés accompagnent les copropriétés. Annuaire mis à jour en octobre 2026.

En bref

Une copropriété peut faire appel à un courtier en énergie pour comparer les offres de gaz et d’électricité de ses parties communes et de son chauffage collectif. Le tarif réglementé du gaz a disparu pour toutes les copropriétés le 1er juillet 2023 ; celui de l’électricité leur est de nouveau ouvert depuis le 1er février 2025. Le choix d’un contrat se vote en assemblée générale, ce qui impose d’anticiper.

Cabinets de courtage en énergie pour les copropriétés

Quels contrats une copropriété doit-elle gérer ?

Une copropriété achète de l’énergie pour ce qui est commun à tous : l’éclairage des parties communes, les ascenseurs, la ventilation, et surtout le chauffage et l’eau chaude lorsqu’ils sont collectifs. Dans un immeuble chauffé au gaz par une chaufferie commune, ce contrat représente l’un des premiers postes des charges.

Ces contrats sont gérés par le syndic pour le compte de la copropriété. Ils se renouvellent souvent par tacite reconduction, sans que personne n’ait comparé. C’est là qu’un courtier peut intervenir : il réunit les données des compteurs, consulte plusieurs fournisseurs et présente au conseil syndical des offres comparables.

Les cabinets listés sur cette page sont ceux dont la fiche mentionne les copropriétés parmi leurs clientèles.

Gaz : plus de tarif réglementé depuis 2023

Les copropriétés qui consommaient plus de 150 000 kWh par an avaient déjà quitté le tarif réglementé du gaz. Depuis le 1er juillet 2023, il a disparu pour toutes les copropriétés. Celles qui n’avaient rien choisi à cette date ont été transférées automatiquement vers une offre dite de bascule.

Une copropriété encore dans cette offre, ou dans un contrat signé dans l’urgence en 2023, a tout intérêt à comparer. Le médiateur national de l’énergie liste les données à réunir pour demander des offres : l’identifiant du point de comptage, la consommation annuelle de référence, le profil et l’historique de consommation. Elles figurent sur les factures ou s’obtiennent gratuitement auprès du fournisseur ou du gestionnaire de réseau.

La page courtier en gaz explique de quoi se compose le prix et ce qui se négocie.

Électricité : le tarif réglementé de nouveau accessible

La situation est inverse pour l’électricité. Les copropriétés dont la puissance dépassait 36 kVA avaient perdu l’accès au tarif réglementé. Depuis le 1er février 2025, elles peuvent de nouveau en bénéficier, quelle que soit leur puissance.

Deux précautions avant de changer. Quitter un tarif réglementé ne coûte rien, mais revenir au tarif réglementé depuis une offre de marché peut entraîner des frais de résiliation anticipée : vérifiez les clauses de préavis et de frais du contrat en cours. Et comparez sur la même base, car certaines offres n’affichent que le prix de l’énergie, sans l’acheminement.

Pour les compteurs des parties communes, souvent de petite puissance, la comparaison reste simple et le gain limité. L’enjeu se concentre sur le chauffage collectif.

Le vote en assemblée générale impose d’anticiper

C’est la particularité des copropriétés : la décision ne se prend pas en un jour. Le choix d’un contrat d’énergie relève de la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965. Or une offre de fourniture n’est valable que peu de temps, bien moins que le délai de convocation d’une assemblée.

La solution prévue est le mandat. L’assemblée générale autorise le conseil syndical ou le syndic à choisir le contrat, par un vote à la majorité absolue de tous les copropriétaires, en fixant un montant maximum de dépense. Le courtier peut alors consulter les fournisseurs et le mandataire signer dans le délai de validité de l’offre.

Concrètement, la démarche se prépare plusieurs mois avant l’échéance du contrat :

  • relever la date de fin du contrat et ses conditions de sortie ;
  • inscrire la résolution de mandat à l’ordre du jour de l’assemblée ;
  • fixer un plafond réaliste, avec l’aide du courtier ;
  • lancer la consultation une fois le mandat voté.

Ce qu’il faut demander au courtier

Trois questions comptent particulièrement pour une copropriété.

Qui le rémunère ? Le médiateur national de l’énergie observe que de nombreux intermédiaires tirent leurs revenus des partenariats avec les fournisseurs. Le conseil syndical doit connaître ce montant, et savoir si le syndic en perçoit une part.

Quelle est son expérience des copropriétés ? Le calendrier des assemblées, la relation avec le syndic et la présentation des offres à des copropriétaires non spécialistes ne s’improvisent pas.

Que fait-il après la signature ? Le suivi des factures et l’alerte avant l’échéance évitent le retour à la reconduction tacite.

Pour élargir la recherche, consultez la liste complète des courtiers en énergie.

Questions fréquentes

Qui décide du contrat d'énergie dans une copropriété ?

L’assemblée générale. Le médiateur national de l’énergie précise que le choix d’un contrat d’énergie est un acte d’administration qui relève de la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965. L’assemblée peut aussi donner mandat au conseil syndical ou au syndic pour choisir, par un vote à la majorité absolue de tous les copropriétaires, en fixant un montant maximum de dépense.

Une copropriété peut-elle encore avoir un tarif réglementé ?

Pour le gaz, non : les tarifs réglementés ont été supprimés le 1er juillet 2023 pour toutes les copropriétés. Pour l’électricité, oui : depuis le 1er février 2025, une copropriété peut de nouveau bénéficier d’une offre au tarif réglementé, même si sa puissance dépasse 36 kVA. Ce tarif sert de point de comparaison aux offres de marché.

Pourquoi les offres de gaz posent-elles un problème de calendrier ?

Parce qu’elles expirent vite. Le médiateur national de l’énergie indique que les offres ont généralement une durée de validité courte, de l’ordre de 15 jours, alors que la convocation d’une assemblée générale demande plus de temps. C’est la raison pour laquelle beaucoup de copropriétés votent un mandat assorti d’un plafond plutôt qu’une offre précise.

Comment encadrer le recours à un courtier par le syndic ?

Le recours à un courtier n’est pas en soi le contrat d’énergie, mais il engage la copropriété : mandat, accès aux données, parfois exclusivité. Faites-le inscrire à l’ordre du jour ou valider par le conseil syndical, et demandez au syndic s’il perçoit lui-même une rémunération du courtier ou du fournisseur. La transparence sur ce point protège tout le monde.

Vers qui se tourner en cas de litige avec le fournisseur ?

Une copropriété peut saisir gratuitement le médiateur national de l’énergie, qui la compte parmi les consommateurs non professionnels relevant de sa compétence. Il faut d’abord une réclamation écrite auprès du fournisseur, restée sans solution pendant deux mois. Ce recours vise le fournisseur ou le gestionnaire de réseau, pas le courtier.