Pourquoi le gaz se négocie différemment
Sur le gaz naturel, il n’y a plus de filet réglementaire. Les tarifs réglementés ont été retirés aux professionnels par étapes : en 2014 pour les sites raccordés au réseau de transport et ceux consommant plus de 200 MWh par an, fin 2015 au-dessus de 30 MWh, fin 2020 pour les plus petits. Depuis le 1er juillet 2023, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour le gaz naturel, pour aucun client.
Une entreprise qui n’a jamais comparé son contrat de gaz n’est donc pas « restée au tarif » : elle se trouve dans une offre de marché dont le prix a été fixé par son fournisseur. C’est la première raison de consulter, avec ou sans intermédiaire.
Les cabinets listés sur cette page sont ceux dont la fiche indique une intervention sur le gaz naturel. La plupart traitent aussi l’électricité, dont les règles sont décrites sur la page courtier en électricité.
De quoi se compose le prix du gaz
La Commission de régulation de l’énergie distingue deux familles de coûts. Les premiers sont identiques pour tous les fournisseurs : c’est le cas de l’accès aux réseaux, dont les tarifs sont fixés par le régulateur. Les seconds varient d’un fournisseur à l’autre : l’approvisionnement en gaz, l’utilisation des stockages et les coûts commerciaux.
Le gaz arrive par un réseau de transport, exploité par NaTran et Teréga, puis par un réseau de distribution, exploité par GRDF dans la grande majorité des communes. Ces opérateurs restent les mêmes quel que soit le fournisseur choisi.
S’ajoutent les taxes : une contribution tarifaire d’acheminement, l’accise sur le gaz naturel et une TVA de 20 %, selon le détail publié par le régulateur. Comme pour l’électricité, certains usages industriels ouvrent droit à un tarif réduit ou nul d’accise, que l’entreprise doit attester auprès de son fournisseur.
La mise en concurrence porte donc sur l’approvisionnement, le stockage et la marge. Un courtier demande aux fournisseurs de présenter leurs prix sur le même périmètre, acheminement inclus ou non, hors taxes ou toutes taxes comprises. Sans cette précaution, les offres ne se comparent pas.
Le profil de consommation, première donnée du dossier
Un contrat de gaz se chiffre à partir de quelques données propres à chaque site : le point de comptage, la consommation annuelle de référence et le profil de consommation, complétés par les historiques. Le médiateur national de l’énergie conseille de les rassembler avant toute demande d’offre.
Le profil importe parce que le gaz sert surtout à chauffer. Un immeuble de bureaux consomme l’essentiel de son gaz en hiver ; une blanchisserie, une fonderie ou une cuisine centrale consomment toute l’année. À volume annuel égal, ces deux sites ne coûtent pas la même chose à approvisionner. Un courtier vérifie que le profil retenu par les fournisseurs correspond à l’usage réel, en particulier après des travaux d’isolation, un changement de chaudière ou une évolution de l’activité.
Pour une entreprise qui possède plusieurs sites, il regroupe aussi les points de livraison dans une même consultation, ce qui aligne les échéances et donne un volume plus intéressant à proposer.
Prix fixe, prix indexé : ce que l’on engage
Les offres de gaz se répartissent en deux formules. Le prix fixe est figé pendant la durée prévue au contrat. Le prix indexé suit une référence définie dans le contrat, par exemple le prix repère publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie.
Le choix dépend de la part du gaz dans les coûts de l’entreprise et de sa capacité à absorber une hausse en cours d’année. Un prix fixe apporte une visibilité budgétaire ; un prix indexé évite de s’engager sur un niveau jugé trop élevé le jour de la signature. Le courtier n’a pas à trancher à la place du client : son travail est de chiffrer les deux options et d’expliquer ce que chacune fait porter à l’entreprise.
Trois clauses méritent une lecture attentive, quelle que soit la formule : la durée d’engagement, les pénalités de résiliation anticipée et l’écart de volume toléré entre la consommation prévue et la consommation réelle.
Le biométhane, produit par méthanisation, est injecté dans les mêmes réseaux que le gaz naturel. La Commission de régulation de l’énergie décrit les dispositifs qui soutiennent sa production : un tarif d’achat pour les installations éligibles, et une obligation faite aux fournisseurs d’acquérir des certificats de production de biogaz.
Si votre entreprise souhaite une part de gaz renouvelable, indiquez-le dès le cahier des charges. Les fournisseurs ne proposent pas tous cette option, et son prix s’ajoute à celui de la molécule.
Trouver un cabinet
La liste ci-dessus réunit les cabinets référencés qui interviennent sur le gaz naturel. Les petites structures trouveront des repères adaptés sur la page des courtiers pour TPE et PME. L’ensemble des cabinets figure dans la liste des courtiers en énergie français.