Quatre solutions sous un même mot
Une entreprise qui veut « passer à l’énergie verte » peut vouloir dire quatre choses, qui n’ont ni le même coût ni les mêmes effets. Les distinguer est le premier service qu’un courtier peut rendre.
| Solution |
Ce que c’est |
Ce que cela engage |
| Offre d’électricité verte |
Un contrat de fourniture dont l’origine renouvelable est certifiée |
Rien de plus qu’un contrat classique |
| Autoconsommation solaire |
Produire sur son site une partie de son électricité |
Un investissement et des travaux |
| Contrat d’achat de long terme |
Acheter directement la production d’une installation renouvelable |
Un engagement de très longue durée |
| Biométhane |
Du gaz renouvelable injecté dans le réseau |
Une option du contrat de gaz |
Les cabinets listés sur cette page sont ceux dont la fiche mentionne le solaire parmi leurs services, ou les contrats de long terme d’énergie renouvelable parmi leurs techniques d’achat.
L’offre verte : une origine certifiée
C’est la solution la plus simple. La Commission de régulation de l’énergie définit les offres vertes comme celles qui proposent une électricité d’origine renouvelable certifiée par des garanties d’origine. L’électricité livrée reste celle du réseau ; ce qui change est le certificat qui en atteste l’origine.
Les offres vertes peuvent différer par l’origine de leurs garanties : installations récentes ou anciennes, françaises ou étrangères, garanties achetées avec l’électricité ou séparément. Un courtier peut demander ces précisions aux fournisseurs et les faire figurer dans son comparatif.
Sur le prix, une offre verte se négocie comme une autre : formule fixe ou indexée, durée, clauses de volume. La page courtier en électricité décrit ces éléments.
Le solaire en autoconsommation
L’autoconsommation est, selon la Commission de régulation de l’énergie, la possibilité pour un consommateur de produire lui-même tout ou partie de sa consommation. Elle est individuelle quand l’entreprise consomme l’électricité qu’elle produit, collective quand plusieurs consommateurs s’associent avec un ou plusieurs producteurs.
Ce n’est plus un achat d’énergie mais un projet : étude de la toiture ou du parking, dimensionnement, financement, raccordement, exploitation. L’entreprise garde par ailleurs un contrat de fourniture pour l’électricité que ses panneaux ne produisent pas.
Le rôle d’un courtier y est double. Il peut orienter vers des installateurs et aider à comparer leurs propositions. Et il doit adapter le contrat de fourniture restant : une entreprise qui produit une partie de son électricité en journée n’achète plus le même profil qu’avant, ce qui change les offres qu’elle reçoit.
Demandez au cabinet ce qu’il fait lui-même et ce qu’il confie à un partenaire, et s’il est rémunéré par l’installateur qu’il recommande.
Le contrat d’achat de long terme
Un contrat d’achat de long terme, souvent désigné par le sigle anglais PPA, est défini par la Commission de régulation de l’énergie comme un contrat d’approvisionnement en électricité renouvelable entre un producteur et un acheteur, sur une période donnée, en dehors de tout soutien public.
L’acheteur y trouve un prix connu sur une longue période et une origine renouvelable directement liée à une installation. En contrepartie, il s’engage pour très longtemps : la durée moyenne relevée par le régulateur est de 19 ans. La Commission de régulation de l’énergie note que ces contrats représentent encore des volumes limités en France et que leurs acheteurs sont principalement de grandes entreprises.
Pour une entreprise de taille moyenne, la question est de savoir si un engagement de cette durée est compatible avec la visibilité qu’elle a sur son activité. Un courtier sérieux commence par là, avant de parler de prix.
Ce qu’il faut vérifier auprès du cabinet
- Sur quelles solutions a-t-il une expérience réelle, avec des références à l’appui ?
- Quelle part du travail réalise-t-il, et quelle part confie-t-il à des partenaires ?
- Comment est-il rémunéré sur chaque solution : par le fournisseur, par l’installateur, par le producteur, ou par des honoraires ?
- Comment s’assure-t-il que l’origine renouvelable annoncée est bien certifiée ?
Les fiches de l’annuaire indiquent les services et les techniques d’achat que chaque cabinet déclare. Pour comparer l’ensemble des cabinets, consultez la liste des courtiers en énergie français.